Archive for the 'Général' Category

Bonjour à tous, amis sans frontières…

            nouvelle-porte.JPG 

Aujourd’hui nous allons ouvrir cette porte…

Voici la mise en création d’une idée émergeante depuis quelques jours… Voici le passage à l’action, la concrétisation d’un sentiment qui prend de plus en plus de place, et qui demande à naître, à voir le jour, donc.

Quelle idée ? Quel sentiment ? Quel souhait ? Celui de vous dire où nous sommes, ce que nous faisons.

Nous sommes restés « philosophes » pourrait-on dire, lors de notre dernier post, en ce que de pragmatique, nul n’en savait rien. Aujourd’hui, c’est plutôt la technique, l’aspect palpable des choses qui tend à se faire connaître.

Notre philosophie du quotidien s’applique dans le concret chaque jour. Estelle travaille sur différentes notions (la parole, toujours et encore, ou le parlé, les échanges informationnels, l’apprentissage, la restitution des informations…) toujours dans l’optique d’être conscient de soi à chaque instant de la vie, tandis que Yannick travaille sur lui, sur son environnement, rebondit sur chaque pensée lumineuse comme il a l’habitude de le faire, construit sa situation, se « sagifie » de plus  en plus, et fait de chaque journée une merveille immobile.

Où sommes-nous ? En Europe. France. Poitou-Charentes. Poitiers.

Comment vivons-nous ? (Bien). Dans un appartement agréable, haut de plafond, avec vue sur le ciel.

Pourquoi sommes-nous ici ? C’est dans cette ville que le chirurgien a soigné Yannick à la suite de sa colique néphrétique, c’est ici que son calcul a disparu, c’est ici que ce même médecin a jugé bon d’enlever la tumeur présente sur son rein, qui s’avérait être un cancer en préparation. Poitiers, lieu de guérison.

Quand ? Aujourd’hui. Depuis quand ? Fin mars. Jusqu’à quand ? Au moment de partir ailleurs.

Voilà du concret. Voilà du pratique.

-Alors comme ça, vous étiez en France depuis tout ce temps et vous ne nous disiez rien ?

-Exact. Nous vous avons dit ce qui était pour nous l’essentiel. Non pas le territoire sur lequel nous marchions, mais l’état d’esprit dans lequel nous avancions.

-Et votre tour du monde, alors ?

-Pour nous il continue. Nous avons toujours été sincère dans notre démarche. Nous ne savions pas où nous allions, ce que nous allions faire. Nous avons vidé et rendu notre appartement, nous partions. Cela pouvait durer 1 jour comme une vie. Nous n’en savions rien. Et franchement : nous ne pouvons pas non plus vous dire pendant combien de temps nous resterons ici.

-Comment vous vivez, quelles sont vos actions quotidiennes ?

-Si je vous disais : réfléchir, lire, regarder des films, se promener, prendre des photos, découvrir des lieux inconnus, cela vous suffirait ? Yannick est en voyage perpétuel. Si ce n’est par un déplacement physique, son esprit lui offre les possibilités d’un voyage sans frontière, illimité. Ceux qui connaissent la richesse intérieure de cet homme, de ce magicien créatif savent que tout ce qu’il touche est matière à réflexion (réflexion de la lumière ?).

Estelle a repris ses études. Elle est actuellement en 3ème année en STAPS depuis septembre, à enrichir son panel de compréhension de l’Homme. Elle apprend l’homme moteur, affectif et cognitif. Elle découvre de l’Homme sa physiologie, ses mécanismes psychologiques, sa fonction mécanique, tout ceci dans un aspect socio-dynamique augmenté d’activités sportives. Pour elle, il s’agit toujours d’appréhender l’homme anthropologiquement, et ces études sont un nouveau regard à apporter à la réflexion.

Ce message peut surprendre, rassurer, informer, choquer… Je crois qu’à chaque lecture correspondra un sentiment de lecture. Autant de pensées que de lectures. N’est-ce pas fantastique ? De savoir aussi que plusieurs lectures d’une même personne peuvent lui donner lieu à des modifications de compréhension…

Tous deux, nous avions envie de vous dire. Nous voulions éclaircir la situation. Certains savaient, d’autres pas. En même temps ça ne vous a pas empêché de vivre que de ne pas pouvoir nous situer !! Mais c’est un peu comme si le blog s’était arrêté en cours de phrase, il manquait le point, non pas final, celui qui clôt une communication, mais celui qui, le propos terminé, permet de prolonger l’échange.

Nous nous sommes reconnectés à la trame internautique. Nous n’avons jamais été loin de vous, peut-être même plus proches (?), seulement à cette même distance nous ajoutons quelques moyens pratiques.

@ très bientôt,

Estelle & Yannick

Published in:Général |on octobre 11th, 2008 |7 Comments »

Bonjour à tous.

 

Voici un petit message pour ne plus vous inquiéter… et vous remercier de vos bonnes pensées vers nous !! Même sans moyen de communication physique (si on peut nommer le réseau internautique de la sorte), vous pouvez être certain que vous participez à la construction de notre vie chaque jour ! De la pensée, vous le savez, émane une énergie grandiose ! Alors quand toutes les pensées se combinent, la force en est décuplée.

Il est vrai, nous n’avons pas donné de nouvelles.

Parce que nous avons préféré nous couper d’une partie du monde ?

Parce que nous avons préféré nous investir dans le présent, en vivant les rencontres et les situations sur le moment, sans avoir à rendre des comptes ?

Vous pourriez penser ça.

 

Mais vous avez aussi pu penser qu’il nous était arrivé malheur, ou encore que nous n’avions pas du tout la possibilité de nous connecter pour vous joindre.

 

Le fait y est, cela fait plus de 3 mois que nous n’avons pas écrit sur un blog censé accueillir nos aventures quotidiennes (ou des récapitulatifs mensuels).

 

Ça n’a pas été facile de ne pas vous écrire. Même si vous pouvez aussi penser que c’est plus simple de ne pas donner de nouvelles, comme ça on n’a pas à chercher un cybercafé de temps en temps pour donner des informations sur une autre partie du monde. Toutes les hypothèses sont bonnes à entendre.

Sauf qu’écrire à des gens qu’on aime, c’est véritablement un plaisir. Et quand ces gens nous soutiennent chaque jour, la moindre des choses, ce serait de leur rendre, non pas par devoir mais par envie, en leur écrivant sur ce blog, en leur faisant une définition de la situation, que chacun sache où il en est.

 

Des gens qu’on aime, il y en a partout. Et si par la dactylographie nous ne concrétisons pas ce rendu de bonnes pensées, nous y travaillons pourtant d’une autre manière. Car sans vous, serions-nous aujourd’hui là où nous en sommes ? Parce que l’avancée de chaque être dépend de lui, mais également du groupe social dans lequel il vit, vous nous avez aidé dans notre quête personnelle.

Chacun a sa quête. Chacun suit une voie. Le sait-il ? Nous aspirons tous à quelque chose. Et c’est fantastique de voir avec quelle facilité nous pouvons nous brancher les uns aux autres, alors que nous sommes si différents ! Cette facilité, c’est ce côté : « je ne pense pas à moi, je vis avec ce que j’ai autour de moi. Si nous sommes un groupe d’humains, j’apprends à vous connaître. Si je suis seul, je me découvre. Chaque jour, chaque seconde, mon regard est comme neuf. Je découvre le vent qui souffle, je découvre le rire de la personne à ma droite, je découvre l’information qui m’est donnée de voir, je découvre le monde dans lequel je me trouve. Pas de regard blasé. Je ne sais rien, mais je vis avec ce qui m’entoure. »

Et pour vivre cette facilité, cela sous-tend de se dégager aussi du fait de penser l’Autre. Il ne s’agit pas de mettre de côté l’empathie ou le concept altruiste, mais plutôt de mettre de côté l’intellect. Ne pas se réfugier vers des concepts complexes qui empêcheraient d’entendre la fraîcheur du rire de son voisin, ou encore la chaleur qui émerge du soleil.  Vivre, tout simplement. Vous rappelez-vous l’homme qui avait découvert que s’il supprimait le lobe préfrontal de l’être humain, ce dernier ne connaîtrait plus l’angoisse ? Mais l’effet pervers, c’est qu’il deviendrait alors incapable de se projeter dans le futur…

Encore une fois la solution revient au point de départ, ou centre, qui consiste à vivre dans l’instant, tout simplement. Quel est le paradoxe de vivre dans l’instant ? C’est qu’on est capable de s’occuper de soi aussi bien que de s’occuper des autres, ceci sans trace de passé ni projection du futur. Car on fait ce qu’on sent bien de faire au moment dit. Si c’est de rire et de partager des choses avec d’autres, pas question d’éviter ce précieux moment ! Mais tout précieux moment est aussi celui de s’occuper de soi, en se posant, si fatigué, en courant, si trop d’énergie à exprimer, à sentir que faire, et là encore ne rien faire n’est pas synonyme d’inactivité mais de sagesse.

Car nous sommes habitués aussi à allonger une liste terrible d’actions réalisées au cours de notre journée, de nos week-ends, de nos vacances, pour montrer que nous « faisons des choses », nous. « Si tu savais, ce week-end j’ai fait ça, ça, ça, ça… Un rythme de dingue, mais c’était super !! »  Sauf que celui qui est à l’écoute de lui-même ne se cache pas du repos quand il se sent accablé. Sauf que celui qui ne sait plus où aller n’hésite pas à s’arrêter, il saura s’il doit repartir. 

Vous êtes à un concert, vous perdez vos amis, des centaines de personnes sont autour de vous, allez-vous vous mettre en recherche, lampe frontale de spéléo, prêt à arpenter chaque m² de foule ? Ou deuxième possibilité, attendrez-vous à l’endroit où vous avez perdu vos amis, fixe, immobile ? Amis statisticiens, au travail. Quel est le pourcentage de chance de réussite dans l’un ou dans l’autre cas ?

Oui, exemple connu. De toute façon, aujourd’hui, tout est cité, recité, tout le monde sait tout, tout le monde a déjà entendu parler de tout. Même si vous ne pouvez pas le récitez pas cœur, vous savez en gros de quoi il est question. Mais là aussi, on croit tout savoir, tout sur tout. Un bon ami nous répétait souvent : « Savoir, c’est voir ça et rien d’autre. Connaître, c’est naître avec. »

Quel est celui qui aujourd’hui ose dire qu’il ne connaît pas ? (Ou qu’il s’est trompé ?) Quel est celui qui, preuve d’humilité, pense d’abord à écouter l’autre, à faire comme si c’était vraiment nouveau pour lui ? Juste faire comme si… Juste jouer le jeu… A force de jouer ce jeu, il finira par obtenir ce regard neuf, ce « Waw ! C’est fantastique ! » (Bon, ok, pas obligé non plus de faire un bond  de Marsupilami en hurlant à 3h00 du matin dans la cour de son immeuble. Là encore, c’est le fond qui compte.)

Mais si vous nous suivez, celui qui sera capable de mettre de côté ses émotions et son intellect en vivant l’instant chaque fois comme nouveau pourra vivre des choses grandioses !

A ce sujet, j’ai une double pensée, vers un ami et Epictète (je lie les deux par leur profonde sagesse, même si issus de cultures et d’époques très distinctes). Cet ami travaille à côté de moi, un jour, et son téléphone sonne. Comme d’habitude, il répond, et comme à 75% du temps (juste parce que nous aimons bien les chiffres, nous autres êtres humains qui en oublions presque de comprendre leur fondement pour jouer avec sans les comprendre…) il change de langue en utilisant sa langue natale, faite pour moi de sons complètements nouveaux, et je me demande bien à chaque fois comment on peut parler des langues si différentes, et quelles facultés possède-t-il lui pour jongler avec autant d’aisance entre ces langues. Il parle (enfin, il chante, émet des bruits, des sons, à plusieurs hauteurs, comme s’il parlait à des extraterrestres), puis raccroche. Et là il se remet au travail, je lui demande si tout est ok, car j’avais senti des tons de voix plus lents, plus graves, et me répond comme s’il me répondait qu’il allait faire les courses ce soir : « Oui, c’est juste ma belle-sœur qui m’appelle pour me dire que mon neveu est décédé, noyé dans l’océan. » J’essaye de lui bafouiller quelques mots d’entraide et de soutien, et il me répond avant tout : «  c’est la vie, c’est comme ça, ce n’est pas la première fois, ça arrivera encore. »

Où je veux en venir ? C’est là où je repense à Epictète, à son manuel. Un petit paragraphe parlait de certaines choses qui arrivent chez les autres, un vase qui se casse chez le voisin par exemple, et nous de répondre : « oh, ça arrive »… Et quand c’est en notre maison que le vase, que dis-je NOTRE vase, celui qui vient de l’aïeule du mari de ma mère, transmis de génération en génération, d’une valeur inestimable, se retrouve par mégarde éclaté en débris sur le sol du salon, alors là c’est le drame, la catastrophe, la fin du monde. Une telle œuvre d’art ! Un tel bijou ! Vraiment ! Et jamais on ne pourra le remplacer, et… !

Vous faites le lien ? Quand vous lisez la rubrique « Avis d’Obsèque » de votre quotidien, où un certain nombre de personnes sont listées, vous vous dites « oui, ça finit par arriver, c’est le cycle de la vie… », et quand d’un coup de téléphone on vous apprend que votre arrière-grand-mère Dudule est décédée suite à un cancer généralisé à l’âge de 98 ans, que de tristesse vous envahit, non vraiment, c’est la fin du monde, Dudule, notre ancêtre ! Celle qui nous préparait les meilleurs ragoûts de petits pois jamais présents dans les livres de recettes (on se demande bien pourquoi !!)…Quelle injustice…

Et bien justement. Sommes-nous justes ? De différencier autant la mort d’autrui de celle d’un proche ? Il n’est pas là question de ne pas avoir de sentiment, car l’être humain est fait de sang, et comme nous le disait si bien notre ami 1 (celui du savoir et de la connaissance) : « L’être humain s’il n’a plus de sang est incapable de vivre. Dans émotions, on a émo, le sang. L’être humain ne peut pas vivre sans émotion ». (Bon, citer quelqu’un, c’est pas facile, mieux vaut l’entendre dans son contexte, c’est bien plus parlant).

Et pour cette justice, et non cette abstraction de sentiment, nous devrions avoir à l’esprit, comme le disait Epictète, la réaction que nous avons eu en apprenant la nouvelle à propos de quelqu’un d’autre. Je ne sais pas si cet ami connaît Epictète, mais il connaît la sagesse.

 

Tout ça pour en venir à quoi ? Que vivre dans l’instant, ce n’est pas faire fi de tout, et encore moins faire fi des autres. Que vivre dans l’instant, c’est au contraire être présent pour ce qui se passe. Le présent. Le repas à table dégusté avec tant de bonheur. Le cœur qui bat d’une situation inconnue, et forte. L’action qui nous fait lever les yeux lorsque terminée, on s’exclame : « quoi ! il est DEJA 20h ! Mais je viens de commencer il y a 5 minutes…. » Et non ! tu y étais depuis 13h de l’après-midi, seulement tu était à ce que tu faisais, et c’est ce qui arrive ! Mais surtout, ne regrette pas ! Tu ferais un bon dans le passé ! Continue à vivre des moments comme ça, ne te rends-tu pas compte que le temps n’avait plus effet sur toi ?

 

Oui, le temps, quelle donnée fabuleuse ! Ne rien attendre, pour ne pas être tendu. Ne rien prétendre, pour ne pas être déçu. Juste être. « Quel temps fera-t-il demain, et pour cette fin de semaine, tu peux me dire ? –Pas de problème, je suis sur un site qui m’indique la météo sur 12 jours ! Tu as de quoi noter ? »

Je vois le temps qui se couvre, le vent qui se lève. Je sens la terre qui se rafraîchit, et les branches qui remuent.  Je ramasse le linge posé sur le fil, et ferme les fenêtres pour ne pas que la pluie rentre.

« Une des spécificités de la langue française, c’est la nuance ». Un autre ami me disait ça. (Bon, ok, on a pas mal d’amis c’est vrai, mais ils nous apportent tellement, pourquoi ne pas parler d’eux !! ça nous fait tellement plaisir… !) Haaa, la nuance… « Si j’avais pu penser, ne serait-ce qu’une seconde, que le nuage annoncé allait, s’il devait par la suite se rapprocher de nos terres, causer les dégâts que ceux contés un jour de mon grand-père Ursule lors d’un ouragan terrible qui avait mis en miette son cabanon récemment construit, j’aurai immédiatement, enfin, en fonction de mes compétences bien sûr, fabriqué une sorte de paravent qui l’aurait éloigné très loin et protégé nos récoltes. Haaa, vraiment, je regrette de ne pas avoir eu l’œil vif d’Elan-Perçant, qui lui avait remarqué ce nuage et agit en conséquence… » Bravo !! Le conditionnel, le passé, le futur antérieur… et j’en passe ! Nous sommes des champions du temps ! Nous en maîtrisons tous les périmètres ! Toutes les nuances….6 modes d’utilisation du verbe. Plusieurs temps par mode. Prenez un Bescherelle ! 21 temps par verbe ! Nous sommes vraiment les rois de la distinction, de la nuance ! Que vous ayez eu un bon point un jour ne vous autorise pas à vous en vanter pendant des années ! Mais que vous eussiez eu aussi ! Le résultat est le même !

Non mais ! Nuançons, nuançons. Distinguons les temps. Fractionnons-les. Disséquons-les, nous pourrons ainsi mieux les comprendre… Mais n’oublions pas ensuite de garder en mémoire la signification de ce fractionnement… « Maîtresse, pourquoi est-ce qu’on est obligé de savoir faire des équations à X inconnues ? Pourquoi est-ce que je dois apprendre par cœur des poésies ? Pourquoi est-ce qu’il faut apprendre toutes ces règles de grammaire ? Pourquoi fait-on de la physique, de l’éducation civique, de l’histoire, des mathématique, de la biologie, du sport, du français ? Pourquoi toutes ces matières, pourquoi ? –Arrête Mathieu de poser toutes ces questions, et résous ton problèmes de mathématiques : combien Alice doit-elle parcourir de mètres si elle veut dépasser Antoine ? »

La réponse est simple. On (nous, les humains, si si, nous en faisons partie aussi !), avons tellement cherché à fractionner, disséquer, comprendre la petite bête de chaque chose (et ce n’est pas un mal, nous avons découvert tant de merveilles !!) que nous ne savons plus pourquoi nous le faisons, et surtout nous ne savons plus comment faire pour rassembler, maintenant. Un, nous sommes in-capables de nous arrêter, et deux, in-capables de rassembler. Donc on reste un, des in-dividus, au lieu de se rassembler, de faire groupe. Deux, c’est plusieurs. Oui, deux, ça commence à fonctionner.

 

[…]

 

Alors non, on ne vous a pas oublié, pas du tout, même. Mais il est vrai, on ne vous a pas répondu non plus. Sachez que nous apprenons à assembler. A vivre autrement. A modifier nos comportements. A interagir autrement avec ce qui nous entoure. C’est chouette. C’est une belle aventure. D’ailleurs cette aventure, on vous invite à la vivre, bien sûr ! Comment en pourrait-il en être autrement ? Comment ne pas vous inviter à vivre notre satisfaction quotidienne ! On vous le souhaite, vraiment ! On vous souhaite d’être vous, d’être, de vous détacher, de vivre l’instant…. Et je vais m’arrêter là, (j’écris pour deux), car après on va plonger dans un poético-lyrisme à 2 francs (oups ! à 30 cents), et rien que cette projection du futur me noircit la tête. C’est décidé. On préfère le présent. On vous aime.

 

Published in:Général |on juillet 2nd, 2008 |4 Comments »

La porte du désert…

…ici nommée : Laayoune ! (A prononcer avec ce [a] qui demande à resserer la gorge, mais je ne vous parle pas du [h], ni du [r], ni du…)

Luis, déjà pour toi, sache qu’effectivement nous croisons beaucoup de pêcheurs le long de notre route, même si nous ne pêchons (pour le moment) pas avec eux ! Nous n’hésiterons pas à te demander conseil si besoin est !! ;-)

Que s’est-il passé depuis Essaouira? Avons pris la route, sac sur le dos, direction Laayoune. Preuve à l’appui?

laayoune.jpg

Cette photo a été prise un peu plus tard, car au sortir d’Essaouira, c’est plutôt une route bordée de sable, terre, cailloux et arganiers qui bordent les chemins et jalonnent le paysage. Oui Myriham ! tu me parlais de cette “amande” très utilisée dans les cosmétiques (également dans la nourriture), c’est dans cette région, entre Essaouira et Agadir, qu’est fabriquée l’huile d’argane.  

Des hommes passent leur journée assis sur le bord de la route, à l’ombre (toute relative) d’un parasol, attendant qu’une voiture s’arrête pour leur acheter les produits à base de cette huile d’argane (à savoir l’huile en elle-même, le miel d’argane ou bien un mélange (j’ai oublié le nom) d’amandes (ou de cacahuètes), d’huile et de miel… que l’on étale sur le rhoubs (pain)…)

Sommes-nous allés jusqu’à Agadir comme ça? Plantant notre tente le soir ? Pas du tout. Pour tout vous dire, nos devons vider nos sacs, ils sont trop lourds !! Nous avons fait une vingtaine de kilomètres, puis une bonne âme s’est arrêtée, Mohammed (le prophète?) pour nous faire gagner 8 jours de marche (soit 170km) … Et nous a déposé en plein coeur d’Agadir… dans le quartier Taborjt très sympa, calme et reposant.  Photo?

massaplace.jpg

Quartier très cool où rares sont les touristes (sont plutôt sur la plage d’Agadir, en train de se faire noircir la peau parfumée à l’huile d’argane…), où le club de cartes m’accueille (Estelle qui parle) pour regarder mais pas pour jouer !! Grrr !! :-) Pas de rami ! Zut ! Pas de problème, on discutera avec des gens, apprendra quelques nouveaux mots de berbère ou d’arabe, on dégustera de délicieux mssmena (pain plat bien étiré chauffé, entre le pain et le chouchou de la foire expo…), puis plage aussi (ce serait dommage de ne pas la voir !!), écriture, jeux d’écriture (Yannick me fait faire des exercices pour… améliorer ma créativité ! ça vous fait sourire, les magiciens?)

Retour sur cet homme, Mohammed, qui nous a pris en chemin alors que nous ne demandions rien…”Je me suis arrêté, mais je ne sais absolument pas pourquoi !!” nous dit-il…Et puis quelques palabres plus tard, alors qu’il nous questionnait sur nos métiers respectifs et que Yannick répondit “magicien”, le visage de Mohammed s’illumina. Il se tourna vers Yannick et ajouta : “voilà ! c’est pour ça que je me suis arrêté !!” Et parti d’un grand rire…

Autre élément clef qui prouve que nous sommes toujours sur le bon chemin :

Clef d’or

Si vous ne voyez pas l’inscription même en cliquant sur l’image : c’est “clef d’or”, avec une étoile à 5 branches…

Donc Agadir pendant 3 jours. (encore un chiffre clef !)

Puis départ, direction Laayoune !! Avons marché jusqu’à Inezgane (juste en dessous, quelques kilomètres d’Agadir), puis alors que nous demandions la direction, bien fatigués, de Tiznit, un homme nous dit de le suivre, et nous emmène jusqu’à la station de taxis. On lui explique qu’on souhaite s’y rendre à pieds, même si c’est 70 km, mais là aussi : “je vais me payer 2 places”, comprend-on. Avons continué à marcher, et oui, juste comme ça, alors qu’il ne connaissait que quelques bribes de français, que nous n’avons échangé que 2 ou 3 phrases max, il nous a offert 2 places dans un taxi jusqu’à Tiznit !! Abdullah, tant de gentillesse ! Spontanément, tu nous offres 2 places sans attendre de retour?

Sommes-nous si offrant, en France, alors qu’un étranger nous demande sa route?

Certains connaissent les taxis marocains, et hop ! dans une grande Mercedes, 3 devant (dont le conducteur), 4 derrière, on remplit la voiture et on roule ! Zik tout le long du chemin, top cool !!

On commence à comprendre que randonner (à pieds) au Maroc n’est peut-être pas une si bonne idée. J’explique. Tout nous pousse à prendre des transports (bus, taxis), plutôt que de marcher sur des kilomètres, sacs sur le dos. En effet, plus on descend, plus le climat est désertique entre les villes (il faut des kilomètres d’une maison à une autre maison, même hors des grandes villes !)

D’ailleurs, pour la petite histoire, il pleut chaque année au Maroc entre décembre et février. Cette année, il n’a pas plu. Imaginez ! Tous les oueds sont désertiques, pas une goutte d’eau, ce qui veut dire que les paysans devront attendre un an avant de pouvoir récolter quelque chose, et encore s’il pleut l’année prochaine (Inch’Allah). Et bien sûr…comme le confirme Mohammed, aucune aide de l’Etat…. Le blé est poussé d’une vingtaine de  centimètres, il est déjà jauni par le soleil. Autant dire que ça va être dur…

En terme de cultures (pour continuer sur la lancée), après les arganiers, avons parcouru les montagnes de Thuyas (racines très utilsées pour la fabrication d’objets, à Essaouira par exemple), quelques champs de bananiers (petites bananes qui poussent toute l’année), voilà principalement.

Enfin bref, on passe du bon temps, c’est certain, même si nous sommes encore des touristes… viendra le jour où nous nous mêlerons complètement à la population, j’espère au plus vite ! Mais pour cela, nous devrons nous poser un peu plus longtemps, sûrement. Pour l’instant c’est la route qui prime, alors roulons.

Je reprends le fil. Nous sommes donc à Tiznit, et décidons de reprendre aussitôt la route, pour nous rendre à Mirleft, ville conseillée par une bonne rencontre à Essaouira. Mais une fois sur place, trop de touristes. Il se trouve que tout le long de la côte, les Français (essentiellement) ont investi dans des hôtels, des riads, des chambres, du coup ils font des villes nouvelles, aves des loyers chers (enfin, 200 dh soit 20€ pour une nuit dans un appartement géantissime, ce n’est pas non plus impossible mais…). Ils (du coup, c’est “eux”, pas “nous” !) ont donc fait monter l’ensemble des prix…

On re-bouge (cette fois-ci on prend un taxi de notre propre chef), direction Elgxira (à prononcer Ilxira, et non Elixir…) en direction du Sud, 10 km avant Sidi Ifni…

Le taxi nous dépose sur cette route….

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Pour cette vue au réveil !!

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On l’avoue, c’est un peu le lieu de rêve ! Seulement 3-4 maisons (hôtels, auberges) qui ont les pieds dans l’eau, nous sommes les seuls clients, l’hôtel n’a pas l’électricité, donc tagines (poulet pour Yannick, légumes pour moi) à la chandelle, nuit bercée par l’énergie de l’océan… Que demander de mieux? Surtout qu’Hassan (cuisiner) et Mohammed (gérant dans le hors-saison), tous les deux très jeunes (la vingtaine), débordent de générosité et du sens de l’accueil…

Le pied !!

Et là? Aujourd’hui? Nous écrivons de Laayoune, après 600 km de taxi (avons décidés de tracer), où j’ai commencé à apprendre des chants arabes (hum hum, il y a du boulot !!) ;-), rien de mieux pour faire passer la route !

Et la route? Du sable, des cailloux, des cailloux, du sable. L’océan sur notre droite, les villes se sont faites de plus en plus rares. Tarfaya, Tan tan…Et maintenant Layyoune, où nous venons de louper la fête du chameau d’une semaine.

Repas local hier soir (côte de mouton, salade de riz et de betteraves en entrée, frites et sortes d’haricots blancs de la taille de gros petits pois…), offert par deux hommes qui mangeaient à côté de nous !!

Notre ange gardien nous suit…Où nous précède? En tout cas veille sur nous…

Il faut toujours aussi beau… Un petit coucher de soleil (”chams”)

couchersoleil.jpg

Quant à la lune, le croissant est vers le bas, très joli et jamais vu en France !!

Notre prochaine destination? Allons-nous traverser le désert, parcourir les 1000 km qui nous séparent de Ed’Dakhla (prononcer Darla), dernière ville avant la Mauritanie? Ou allons-nous remonter pour une autre destination, en s’enfonçant plus dans les terres marocaines ou bifurquer complètement pour suivre un autre vent? Il est vrai que sans être motorisés, on commence à comprendre (rien de tel que d’en faire l’expérience) que ça ne va pas être une mince affaire pour descendre, à moins, bien sûr, d’en payer le prix. Aujourd’hui, notre linge sèche sur une terrasse (Le T.Shirt de la Transteam est bientôt fini, toutes les couleurs se sont mélangées (malgré la laque!!), mais les 3 solides Quechua d’Estelle sont impecs !! :-) )

On pourrait dire bien des choses, déjà, encore… Sur les gens, sur des rencontres, sur le thé qui fonce et qui devient de plus en plus fort…

Mais nous allons prendre, d’abord, quelques minutes pour faire le point et choisir notre nouvel itinéraire…

Et vous, tout baigne?

A suivre…

Published in:Général |on mars 12th, 2008 |19 Comments »

ESSAOUIRA, C’est là où tu iras…

Bonjour à tous !!

Nous avions dit que nous écririons environ 1 fois par mois… Et voilà que c’est déjà reparti ? Je vous rassure, ici le temps se compte de la même manière, c’est juste notre rythme qui diffère… (bien plus tranquille, cela vous étonne?)

Nous venons de passer 4 jours de plein soleil à Essaouira, comme vu en titre. 4 jours, car nous sommes partis dès le lendemain matin de notre arrivée à Marrakech. En effet, quitter un Paris français pour un Paris marocain, non merci.

4 jours de bord de mer, de promenade, de sieste au soleil, d’écriture, de dessin, de méditation, de gymnastique sur la plage, de footing, de grillades, de thé, beaucoup de thé… Le pied !

Toutefois, cette ville bien que très charmante ne demande pas à ce que nous restions plus longtemps. Elle reste touristique, la valeur monétaire est importante pour les gens d’ici. Même si cette ville est au croisement des commerces (troc touaregh, pêcheurs, commerces berbères, arabes et artistes de tous genres comme musique, peinture, bois et j’en passe…) et donc au croisement de beaucoup de populations, ce n’est pas ce que nous recherchons. D’ailleurs, que recherche-t-on vraiment…? Autre chose en tout cas, c’est certain (et cela se précise au fil des jours!)

Les 2 bronzés que nous sommes quittent donc dès demain matin cette ville pour une marche le long de la côte, vers le Sud.

A suivre…

Album photo?

La porte du port

Diane de Poitiers serait-elle passée par là?

Khôl

Il y en a ici aussi…

Always Tea Time !

Des bonnes habitudes qui ne se perdent pas ! Au contraire !

Notre point de vue

Vous voyez la petit cahute, deuxième en partant de la gauche? C’est notre QG…Ouip ! On vous disait que c’était le pied, pas mentis ! ;-)

Magie & L’or y est…

Là où l’âme agit, l’or y est…

Grosses bises à tous ! (et si vous vous dites que le message est un peu court, si vous voyiez le journal de bord que je suis en train d’écrire… :-) )

Et si les photos sont trop petites, n’hésitez pas à cliquer dessus !!

Nous deux

Published in:Général |on mars 6th, 2008 |7 Comments »

Second day au Maroc !

Au départ… Les sacs, mais où sont les porteurs?

A y est on est arrivé… pfuuu !!!

Bon, il faut savoir que j’ai jamais voyagé, donc je vais surement faire des remarques un peu particulières, et comme dirait Estelle, j’ai le regard et la tête du poussin qui sort de son nid…  

Après un voyage mouvementé, du retard, une migraine (pour tous les deux) nous sommes arrivés hier soir à 20h00 !!!

Il faisait nuit et chaud (trop bon !)

Le bus nous ammènera à Marrakech centre ville où il y avait énormément de monde!!! On n’a pas réservé d’hôtel (d’ailleurs ça à posé un problème à la douane, le gentil Mr des douanes, qui faisait une gueule de dix pieds de long, nous l’a fait remarquer !!!)

On part alors à la recherche de notre hôtel mais les hasard nous ont fait rencontrer dans le bus (merci Estelle) une dame  qui nous a donnée pas mal d’infos (Je pense qu’Essaouira deviendra notre prochainne étape… les signes n’arrêtent pas de nous parler!)

La dame nous dit qu’il faut savoir négocier ici… C’est une autre manière de voir les choses…

Un jeune nous enmmène vers un hôtel, on va dans des petites ruelles, c’est inquiétant, je ne suis pas rassuré, on ne connait personne ici, on va d’hôtel en hôtel et on passe de 250 DH à finalement 100 DH (en gros 100 DH = 10 euros) la nuit juste à côté de l’Hôtel Essaouira (je vous l’avais dit !)

La première nuit fut bonne (on était crevés, au plafond il y avait une étoile à 5 branches et au centre une lumière, nous sommes sur le bon chemin…)

Puis j’ai fait un rêve cette nuit qui disait: “Personne n’appartient à personne, on est tous libre de faire ce que l’on veut…”.  A méditer !
A suivre…

Yannick

PS : Ben oui Tig je vais écrire…

A bientôt.

:-)

Hey Everybody !!

Ce n’est pas du super clavier de chez Vecsys (si si, tout compte fait, ils n’étaient pas si mal!!), mais c’est beaucoup plus folklo !! Par contre, je n’ai pas tous les dicos sous le coude, donc attention les fautes !! D’ailleurs, pour tous mes amis les Transteamers, vous allez être contents, car plus de monopolisation du mini Atlas ou du dico sur l’orhographe et l’expression écrite !! ;-)

Yannick vient de raconter quelques détails de notre arrivée. Et devinez ce qu’il fait en ce moment ? Il contrôle, mélange, remue et bat des cartes, bien sûr ! ;-)

Ici, haaaa, c’est une chouette (spéciale dédicace Laurent) transition.

Les odeurs (oui Miryham), les couleurs, la langue… Toute cette nouveauté, savoir que nous avons le temps ! Celui que nous voulons prendre, le temps nécessaire à faire les choses…

A tous les Transteamers encore, je dois vous remercier mille fois de tous ces présent, de ce fantastique cahier de souvenirs que j’ai lu, en rentrant vendredi dans le RER B (oui, c’est un moyen de transport, dans un autre pays !! Même si ici c’est plutôt les carrioles tirées par des ânes, des mobylettes et des scooters qui dévalent à toute blinde les ruelles glissantes avec comme frein la semelle des tongs !)… Ce fantastique cahier de souvenirs, que j’ai lu en passant par tellement de phases d’émotions… !!

Ici, ce n’est que la porte de notre voyage. Nous sommes en train, doucement, de la franchir….

Estelle & Tonn, sponsor d’images !

Cette photo, sortie de rien, c’est pour quoi? &hé bien pour remercier Tonn, dit “Mr Tonn”, un fantastique homme à la générosité abondante, qui a participé de notre sponsor en images ! Avez-vous déjà rencontré des personnes, qui, alors que vous prenez le train pour aller chaque jour sur votre lieu de travail, vous offre une montre automatique “garantie à vie!!”, un hamac, de la nourriture asiatique et un appareil photo numérique alors que vous ne pensiez pas en prendre avec vous?

C’est ce qui m’est arrivé, et c’est à ce Monsieur que nous devons tous quelques photos, de temps à autres, sur ce blog !!

Enorme merci Mr Tonn !!!

Et tout de suite, grâce à cet appareil photo, voici la preuve en image d’un autre sponsor de ce Voyage : VECYS !!

Sponsor Transteaméen !!

Bon, la vie nous attend, une fête de village un peu plus loin, des sourires, des échanges humains, nos 5 sens s’ouvrent progressivement…

Sus à l’aventure !!!

Grosses bises à tous,

 Estelle

Published in:Général |on mars 2nd, 2008 |6 Comments »

“Au fait,pourquoi vous partez?”

Il est grand temps de parler de la notion d’objectif(s). Peut-on faire les choses sans objectifs? Plus ou moins conscients, je pense que nous en avons tous. Nous concernant, bien que nous partons à 2 et qu’il existe une sorte de croisement d’idées et d’envies, nous restons 2, avec nos objectifs personnels, intrinsèques. Chacun les siens. Profonds. Je vais ici vous parler de ce que je connais des miens (c’est Estelle qui parle).

Déjà, ce départ correspond plus pour moi à un “aller vers quelque chose”, plutôt qu’un “quitter quelque chose”. Il ne s’agit pas d’une fuite, mais d’un souhait de rencontres, de nomadisme d’un temps. Il ne s’agit pas de quitter Paris, qui est une ville fantastique, où vraiment il y fait bon vivre, mais d’aller à la rencontre de nouvelles contrées. Je nous vois grandir, agir, et les années passent, nous apprenons certes beaucoup chaque jour des microcosmes que nous rencontrons, mais toutes ces expériences émanent d’une perception réduite de l’expérience humaine, il doit être possible d’élargir ce champ de perceptions.

Ici, on peut rester longtemps au sein d’une même entreprise. Je rencontre des gens qui travaillent dans le même endroit depuis des années, et qui n’envisageraient pas la possibilité d’en changer. Chaque jour, ils vont au travail, reviennent, et quand je leur demande si la journée s’est bien passée, j’entends en retour “comme hier!” Alors on en rit quand tout se passe bien, mais lorsque les événements se détériorent et qu’on propose de changer d’entreprise, de société (puisque c’est également le terme utilisé pour désigner une entreprise, la logique se répercute…), on entend alors “et comment faire? Qui voudra de moi? Je suis trop vieux ! Qu’est-ce que tu veux que je fasse? Et si ça ne marche pas? J’ai des frais chaque mois, j’ai une famille, j’ai….”

En France, l’enrichissement par les allers-retours est contraignant. Passer de groupe en groupe, de travail en travail, s’enrichir des expériences pour apporter à la suivante un baggage de plus en plus complet n’est pas toujours bien vu. Et pourtant, quand on parle de notre voyage, c’est comme si c’était un rêve qui restera rêve pour beaucoup, car lié à une double notion, celle de “waw c’est une super idée !”, à celle de ”l’impossibilité.” 

Déjà, le rêve est pour moi tout aussi réel que les actions  concrètes et pratiques de cette vie. Si je les rêve, j’en fais l’expérience, mon cerveau se souvient de mes rêves de la même manière qu’il se remémore un souvenir, par exemple celui de mon enfance. Reste donc à lier le monde des rêves au monde du possible.

Aller dans d’autres pays, c’est donc juste changer de société comme on change d’entreprise. A une échelle différente. Plus vaste géographiquement parlant. L’idée est la même.

Des objectifs? Pourrais-je avoir un objectif aussi précis qu’en année de faculté où mon but serait de réussir mes examens? Je ne connais pas l’école de la vie. Je ne la connais pas, dans le sens où je ne connais pas ses critères pour avancer. Si je gagne des points en sourires, cela va-t-il suffire pour rattraper ma moyenne en entraide? A quoi correspond la moyenne? A quoi correspond le diplôme? Non, je n’en sais fichtre rien.

Alors des objectifs, je pourrais en proposer à la pelle, comme par exemple : “comprendre les interactions entre l’homme sédentaire et l’homme nomade. Qu’est-ce que le nomadisme et quelles sont ses limites? Apprendre un maximum de langue. Faire le tour du monde en stop (1) le plus rapidement possible (2). Découvrir toutes les variétés de fruits du monde. Obtenir le cahier d’adresses le plus gros du monde, et figurer dans le Guiness des records. Répertorier tous les moyens de locomotions du monde existant. Découvrir le pourquoi de mon existence sur terre. Qui suis-je? Rencontrer les sorciers et les médecins de chaque pays. Trouver ce qui, au sein d’un groupe d’individus, motive à créer, inventer, vivre ou survivre.  Comprendre ce qui rassemble les êtres humains, ce qui nous rassemble les uns des autres, et ce qui nous différencie. Le plus important pour l’Homme. Travailler sur un porte-container, voyager avec des Touareghs, fabriquer des katanas au japon, faire du commerce de coquillage interinsulaires,  travailler dans un bar sur une île, travailler dans un champs de pavot, danser la transe, fabriquer des potions, vivre avec un maître musicien, ou un maître d’arts martiaux, vivre avec des brahmanes, un chamane, partager le quotidien d’un clochard ou d’un roi, travailler sur la fabrication des épices… la liste est infinie ! Et de plus, je ne peux faire une liste uniquement de ce que je connais déjà des choses !! Alors à quoi bon !

Trouver chaque jour de quoi manger et dormir, n’est-ce pas déjà un objectif en soi, qui laisse la place à toutes les expériences possibles?

Un grand vent soufflera bientôt et nous emportera. Le 1er mars.

Published in:Général |on février 3rd, 2008 |6 Comments »

Mise en place du blog.

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  Ceci est le premier test de notre blog, qui ne sera complété qu’au fil du voyage… quand nous pourrons !! ;-) Nous connaissons toutefois une info : Départ le 1er mars : direction Marrakech.Après? C’est la surprise !!!

Published in:Général |on janvier 23rd, 2008 |11 Comments »

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